Internet transforme-t-il les pratiques en santé mentale?

C’est à cette question que le premier séminaire «Internet et santé» souhaitait répondre, le 28 janvier dernier, en conviant quatre conférenciers rattachés à l’Institut Universitaire de santé mentale Douglas.

Le constat commun, à savoir que les personnes ayant un problème de santé mentale et leurs proches utilisent de plus en plus l’Internet pour s’informer et échanger avec d’autres, ne surprendra personne. En effet, la question n’est plus de savoir si les gens sont présents sur Internet mais pourquoi les professionnels de la santé au Québec le sont si peu.

Si la participation active des professionnels de la santé mentale sur ces plateformes n’est plus une option, les initiatives en ce sens demeurent encore timides. L’Institut Douglas, un des acteurs phares de ces nouvelles pratiques, a présenté quelques interventions dans les médias sociaux qui pourraient inspirer d’autres institutions.

 

Trois initiatives 2.0

– le site interactif InfoTrauma qui présente de façon dynamique de l’information sur les troubles de stress post-traumatiques aux victimes et à leurs proches. Il est également possible de faire un pré-diagnostic et d’identifier les ressources à contacter. En outre, le site propose un cours en ligne destiné aux professionnels de la santé.

– Une enquête en ligne auprès de personnes souffrant de troubles anxieux afin de mieux connaître les difficultés liées à l’accessibilité des ressources. Les résultats de cette étude mènent présentement à un projet d’intervention dans des groupes d’entraide en ligne assuré par des professionnels de la santé mentale.

un blogue, hébergé sur le site du Douglas, animé par Camillo Zacchia, chef professionnel en psychologie à l’Institut Douglas et vice-président de Phobie Zéro. Ce blogue a pour objectifs de faire connaître les troubles de santé mentale, lutter contre la stigmatisation et promouvoir la campagne Le cerveau, aussi, a besoin d’amour.

 

Quelques enjeux

L’accessibilité à l’information
Les personnes jointes par le biais des médias sociaux et de l’Internet sont, à prime abord, déjà intéressées par les questions de santé et plus scolarisées que la moyenne. Si ces initiatives permettent de sensibiliser et d’informer la population, elle pourraient aussi accentuer les inégalités en santé, selon les chercheurs de l’Institut Douglas.

L’évaluation des impacts
Outre les statistiques de fréquentation de ces différents sites ou plateformes, il existe encore peu de moyen d’évaluer les impacts de telles initiatives sur les comportements des internautes exposés à des contenus Internet-santé. En l’absence d’outils de mesure précis, il semble néanmoins que les indicateurs sont suffisamment convaincants pour s’engager dans la voie de l’e-santé.

 

Sources

Portail Internet & Santé
Douglas 2.0
InfoTrauma

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